Boire du vin Russe et ne pas -y- revenir.

Pour ces vendredis du Vin sur le thème du voyage j’ai décidé de vous emmener vers le grand froid en vous partageant une expérience kamikaze que j’ai vécu il y a un mois à Paris, à la Cantine Russe

J’ai bu du KAGOR.

Et si certains se posent déjà la question, je tiens à préciser que cet article n’aura rien à voir avec la KAGOLE* de Marseille, espèce touchante, cependant braillarde, de pétasseS du Sud de la France. Non, le Kagor est selon le Guide du Routard  un vin bon marché, une des bouteilles favorites des Russes au repas de fêtes, un vin cuit initialement importé de Cahors, puis produit à Massandra, en Crimée.

La dégustation de ce vin de tradition n’avait rien de l’expérience enivrante & réjouissante que l’on peut voir sur ce tableaux de Chagall. Au nez, un fort parfum de bonbon, de fraise et de banane, comme les mauvais beaujolais nouveaux tant décriés par nos estomacs sensibles… En bouche une impression troublante d’avoir mélangé kir cassis et médicament au caramel. Quant à la robe de ce vin, elle était sombre et pailleté. Mais certainement plus du fait de la pénombre et du jeux de lumière du lieu que de sa couleur intrasèque. Bref, vous l’aurez compris, je jurais qu’on ne m’y prendrai plus.

(Si quelqu’un parmi vous a entendu parler de vins Russes de qualité, je serai très heureuse de pouvoir mettre un peu d’eau dans mon jugement tranché sur un vin édulcoré.)

Ceci dit, la Cantine Russe est l’endroit parfait pour se régaler de Bortsch, de harengs crus et de gâteau au yaourt et siroter une Zubrowska tout en écoutant une jolie moldave en robe Maryline blanche chanter des chansons d’amour en Cyrillique accompagnée d’un guitariste soprano. Je le recommande à tous ceux qui souhaitent vivre une expérience dépaysante en plein Paris!

Bon voyage!

*Certains puritains de l’orthographe préfèrent le terme CAGOLE.